Podcast : Comprendre le bikefitting — Hugo Chevallier invité de Recup'Active

Hugo Chevallier, fondateur de Posturide, était l'invité du podcast Recup'Active : une heure pour tout comprendre du bikefitting, des douleurs aux réglages.

Podcast : Comprendre le bikefitting — Hugo Chevallier invité de Recup'Active

Hugo Chevallier, masseur-kinésithérapeute du sport et fondateur de Posturide, était l'invité de l'épisode 25 du podcast Recup'Active, animé par Sébastien Morel. Aux côtés de Kévin Jamin, kinésithérapeute du sport, et Gauthier Cressend, podologue du sport et posturologue, il consacre près d'une heure au bikefitting : qu'est-ce que c'est vraiment, qui en a besoin, comment se déroule une séance ? Voici ce qu'il faut retenir de cet échange passionnant.

Le bikefitting, c'est quoi au juste ?

Dès le début de l'épisode, Hugo pose une définition issue de la formation Posturide qu'il dispense aux professionnels de santé.

Le bikefitting, c'est l'ensemble des processus qui nous amènent de l'évaluation d'une personne au réglage de son vélo, adapté à ses besoins, ses capacités et ses attentes.

Trois mots clés : besoins, capacités, attentes. On ne règle pas une machine dans l'absolu, on ajuste un vélo à une personne, qu'elle vise l'aérodynamisme, la performance, le gravel ou le voyage à vélo. D'où une forte dimension éducative : expliquer chaque choix de réglage pour que le cycliste le comprenne et y adhère.

Douleur, confort ou performance : qui est concerné ?

Au cabinet, la douleur reste la principale porte d'entrée. Genoux en tête — l'articulation la plus contrainte mécaniquement — mais aussi région lombaire, bassin, épaules, cervicales ou zone périnéale. Les intervenants distinguent toutefois l'inconfort, qui se résout souvent par un simple réglage, de la vraie pathologie, qui nécessite un traitement en parallèle.

Le bikefitting ne s'adresse pas qu'aux blessés : cyclistes orientés performance et vélotafeurs quotidiens ont tout intérêt à optimiser leur position. Le repère à retenir : la récurrence. Une gêne isolée peut venir d'ailleurs ; la même gêne, au même endroit, sortie après sortie, pointe vers le vélo.

Comment se déroule une séance ?

Le postulat de départ des trois experts : analyser la personne avant la machine. La séance, qui dure généralement entre 1h15 et 2h, commence par un bilan complet hors vélo — mobilité articulaire en passif et en actif, tests de force, asymétries, préférences motrices. Deux personnes de même gabarit peuvent ainsi repartir avec deux réglages différents.

Vient ensuite l'analyse sur home trainer : cycle de pédalage filmé, analyse angulaire (genou, tronc), tests de position et surtout beaucoup de questionnement et de test-retest en direct. Le logiciel sert de base, mais le ressenti garde le dernier mot. Et quand le bilan révèle une limitation physique — un manque de souplesse de la chaîne postérieure, par exemple — la séance débouche sur des exercices, voire un réglage temporaire le temps de développer ces capacités.

Selle, cales, cockpit : les trois zones clés

Côté réglages, trois secteurs sont systématiquement vérifiés :

  • La selle : hauteur bien sûr, mais aussi recul et inclinaison, souvent négligés — sans oublier l'usure et la déformation du matériel ;
  • Les cales : avancée-recul, rotation et latéralisation, avec une incidence directe sur le genou et la hanche ;
  • Le cockpit : position des mains, longueur de potence, engagement des cocottes.

Les chaussures font aussi partie de l'équation : une pointure ou une largeur inadaptée peut aller jusqu'au « syndrome du pied en feu », ces brûlures de compression qui obligent certains cyclistes à se déchausser en pleine sortie.

La position parfaite existe-t-elle ?

Non, répondent les trois experts — du moins pas de position universelle. La littérature scientifique fournit des fourchettes d'angles articulaires sécuritaires, une « fenêtre idéale » dans laquelle placer chaque cycliste selon son profil, son vélo et ses capacités du moment.

La science nous donne une fenêtre. Mais si la personne se sent très bien et qu'elle ne se blesse pas, on la laisse là où elle se sent bien.

Même logique pour les asymétries : en dessous de 10 % d'écart, on observe ; au-delà de 15 %, on agit. L'objectif n'est pas d'être parfaitement symétrique, mais d'être fonctionnel. Quant à copier la position des pros, mauvaise idée : leur position exigeante est le fruit d'une préparation physique que la plupart d'entre nous n'avons pas.

Les conseils à retenir avant de se lancer

Les invités livrent des recommandations très concrètes : noter son ressenti après chaque sortie pour identifier les gênes récurrentes, compter 3 à 10 sorties d'adaptation après un réglage, et refaire un point à chaque changement de vélo — un seul degré d'angle de tige de selle décale la selle de près de 1,4 cm, calcule Hugo. Enfin, se faire confiance : le bikefitting est une décision collégiale, fondée sur l'analyse et le ressenti.

Tu peux mettre des watts à partir du moment où tu es bien sur ton vélo.

Écoutez l'épisode complet — et passez à l'action

Cet article ne résume qu'une partie des échanges : profils moteurs, bike sizing, spécificités du VTT et du triathlon… l'épisode complet regorge de conseils. Retrouvez-le en vidéo ci-dessus et abonnez-vous à la chaîne Recup'Active pour ne rien manquer des prochains épisodes.

Et si vous ressentez une gêne récurrente à vélo, ou si vous voulez simplement optimiser votre position, faites comme les cyclistes accompagnés par Hugo : réservez votre étude posturale avec Posturide.

Prêt à rouler dans la bonne position ?

Réservez votre étude posturale en cabinet ou en ligne. Analyse par un professionnel de santé, réglages sur-mesure, gains immédiats.